La pratique de la MTC

La MTC est surtout reconnue actuellement dans sa dimension acupuncturale et de ce fait, sa pratique était officiellement réservée aux seuls médecins. Depuis quelques années de moins en moins de médecins la pratiquant et conscient de l’impact de cette médecine sur la santé, le monde politique actuel a décidé de laisser se former et s’installer en libéral des « praticiens en énergétique » ou des « praticiens en acupuncture » – et ce quelle que soit leur formation initiale.

Depuis 2014 cependant une épreuve « Étude du corps humain » a été rajoutée au programme pour ceux qui ne possèdent aucun diplôme de santé. En sont dispensés médecins, étudiants en médecine ayant validé 3 années d’études, vétérinaire, chirurgien-dentiste, ostéopathe, chiropracteur, infirmier, masseur-kinésithérapeute, sage-femme, pédicure-podologue, etc.

Ces thérapeutes en possession d’un diplôme d’acupuncture traditionnelle exercent en France, en Belgique, en Espagne, en Tunisie, au Maroc, en Israël, aux USA, au Canada, au Brésil, au Pérou et tout récemment, officiellement au Portugal.

En Europe, à l’heure actuelle, de plus en plus de pays reconnaissent des non médecins comme praticiens en acupuncture. Le Parlement Européen a adopté une résolution - toutefois sans caractère contraignant - en ce sens.

Les ostéopathes, eux aussi, ont connu en France de nombreuses tracasseries avant de voir reconnaître leur art il y a quelques années.

Un des premiers médecins à pratiquer l’acupuncture, au début du XIXème siècle, fut Louis Berlioz, père du célèbre compositeur Hector Berlioz. Au début du XXème siècle, celui en revanche qui l’a fait connaître et propager en France, fut Georges Soulié de Morant, consul de France à Pékin. A son arrivée dans ce pays, il assiste à l’efficacité spectaculaire de l’acupuncture dans le traitement d’une épidémie de choléra. Il en approfondit les arcanes au point d’écrire un ouvrage en 5 tomes, « l’Acuponcture chinoise ». En 1932, la première consultation hospitalière d’acupuncture est créée à l’hôpital Bichat, point de départ de sa pratique contemporaine en France et en Occident. Acupuncteur réputé, il formera des dizaines de médecins et traitera de nombreuses célébrités. Il en sera mal récompensé puisqu’en 1950 – année où un de ses élèves, professeur de médecine, le propose pour le prix Nobel de médecine –, une plainte de l’Ordre des médecins est portée contre lui pour exercice illégal de la médecine ce qui l’affectera profondément.